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Archive for January, 2009

La décision de commencer à écrire

Sunday, January 4th, 2009

Jean-Philippe Toussaint, in the February 15, 2001, issue of the literary journal Bon-a-Tirer, describes the day he became a writer:

J’ai oublié l’heure exacte du jour précis où j’ai pris la décision de commencer à écrire, mais cette heure existe, et ce jour existe, cette décision, la décision de commencer à écrire, je l’ai prise brusquement, dans un bus, entre la place de la République et la place de la Bastille. Je n’ai plus la moindre idée de ce que j’avais fait auparavant ce jour-là, car, dans mon souvenir, à cette journée réelle de septembre ou d’octobre 1979 où j’ai commencé à écrire se mêle le souvenir du premier paragraphe du livre que j’ai écrit, qui racontait comment un homme qui se promenait dans une rue ensoleillée se souvenait du jour où il avait découvert le jeu d’échecs, livre qui commençait, je m’en souviens très bien, c’est la première phrase que j’ai jamais écrite, par : “C’est un peu par hasard que j’ai découvert le jeu d’échecs.” Ce que je sais avec plus de certitude, le souvenir se précise maintenant davantage, c’est que, rentré chez moi ce jour-là, ce lundi-là, je ne sais si c’était vraiment un lundi, mais il me plaît en tout cas de le croire (j’ai toujours éprouvé un petit penchant naturel pour le lundi), j’ai écrit la première phrase de mon premier livre dans ma chambre de la rue des Tournelles, dos à la porte, en face du mur. J’ai écrit la première version de ce livre en un mois, sur une vieille machine à écrire (et, comme je ne savais pas encore taper à la machine, je progressais avec deux doigts, maladroitement : en même temps que j’écrivais, j’apprenais à taper à la machine).

Failures more interesting

Friday, January 2nd, 2009

BBC Northern Ireland on local writing legend Brian Moore:

Moore had a difficult relationship with his father. He believed his father ‘died thinking I was a wimp.’ This perception of failure echoes through many of Moore’s novels. Failure interested him more than success because he believed that ’success alters people, while failure reveals them as they truly are.’ Perhaps this is what attracted him back to Northern Ireland during the Troubles – he took the chance to examine a society that had failed on so many levels, that was revealed for what it was.

Follow the link above for more about Moore, including some video of Moore visiting his old Belfast neighborhood. Here is another good essay about Moore, written by Tom Christie for LA Weekly in 1999.

More interested in failures

Friday, January 2nd, 2009

J. R. Jones in the Chicago Reader, remembering Richard Yates:

“I guess I’m not very interested in successful people,” he told the Translatlantic Review. “I guess I’m more interested in failures.” But of course failure is the quotidian—most of us fail more than we succeed—which is why he dwelled on it and why his books are both depressing and endlessly rich in emotion. His own success was sweet indeed: Revolutionary Road was nominated for the National Book Award, and its critical acclaim won him jobs in Hollywood and Washington, not to mention more women than he’d ever imagined. But his name faded quickly from the public consciousness, and a long series of drunken outbursts on campuses and at writers’ gatherings, including one conference from which he was carried in a straitjacket, made him unemployable despite a general high regard for his work. He was the first to admit that, like his characters, he’d failed to live up to his potential.